La paroisse Saint-Étienne-de-Beaumont compte parmi les plus anciens lieux de peuplement de Bellechasse. Son histoire est riche et bien documentée et son église recèle un héritage patrimonial fort ancien, même si des modifications y ont été apportées au cours des siècles. Les débuts de Beaumont coïncident avec la concession en 1672 d'une seigneurie à Charles Couillard des Îlets, alors même que, du côté est, une seigneurie était attribuée à Olivier Morel de la Durantaye. La paroisse sera érigée canoniquement en août 1714 sous le nom de Saint-Étienne-de-Beaumont. Ce saint, qui fut diacre de l'Église catholique, est considéré comme son premier martyr. Il aurait étudié les Saintes Écritures en même temps que saint Paul et saint Barnabé. Il mourut lapidé, le 26 décembre de l'an 35. L'origine toponymique de Beaumont, pour sa part, n'a pas encore été établie de façon certaine. Le nom Beaumont est apparu quelques années après la concession de la seigneurie à Charles Couillard. La municipalité, érigée civilement en 1845, porta le nom de Saint-Étienne-de-Beaumont jusqu'en 1998, pour ne retenir alors que celui de Beaumont.
Le premier presbytère construit vers 1721 est devenu la bibliothèque Luc-Lacoursière.
Le deuxième presbytère fut construit en 1854-1855, dans le style néoclassique représentatif des maisons québécoises de l'époque. C'est un bâtiment de bois avec pignons en bardeau de cèdre chanfreinés et une toiture en tôle «à la canadienne». Le recouvrement extérieur est en planches de pin embouvetées. On compte cinq lucarnes en avant, cinq autres en arrière ainsi que deux cheminées, la première pour la fournaise et la seconde pour le foyer.
Plusieurs mesures de restauration ont été réalisées par Robert Lamontagne; dès 1960, il se voit confier le mandat d'intégrer des éléments de modernité dans le respect des boiseries et des divisions traditionnelles.
Jusqu'au début de la décennie 2000, le presbytère a été habité en partie par les Soeurs de la Charité de Saint-Louis, puis par les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire de Rimouski. Il appartient toujours à la Fabrique de Saint-Étienne-de-Beaumont et un locataire l'occupe partiellement.