Malgré ses allures ancestrales, cette maison se distingue en plusieurs points de la maison héritée du Régime français et témoigne peut-être davantage de l'architecture domestique de son époque.
La toiture est assise sur une charpente faite de fermes de toit dites « à l'anglaise ». La maçonnerie de briques révèle aussi l'âge du bâtiment, puisqu'elle est en usage seulement à partir de la moitié du XIXe siècle. L'utilisation de trois épaisseurs de briques, séparées par des chambres d'air, crée un isolant à la maison.
Le portail de la maison, avec sa porte aveugle, ses baies latérales et son imposte, annonce un intérieur presque bourgeois et un confort luxueux. Il s'agit d'une maison traditionnelle en pleine évolution qui témoigne de l'influence de l'architecture anglaise.
Les premiers actes notariés retrouvés indique que cette maison appartenaient à la famille du notaire Pelletier avant 1923. Elle est achetée par Auguste Jacques en 1928 de Théophile Champagne. À l'époque, la rareté de l'hébergement destiné aux voyageurs pousse la famille Jacques à offrir deux chambres à louer. Dans les années 1940, cette même famille tient à cet endroit un restaurant et une station-service.
La restauration de cette maison patrimoniale est faite par la famille Lavoie qui fait appel aux services-conseils de Robert Lamontagne à qui on confie les travaux dans le salon et la salle à manger.