La maison Carrier a longtemps été abandonnée. Sur cette maison de pierre du XVIIIe siècle planaient mystères et intrigues. Acquise en 1970 par Jean Royer, architecte, elle fut revendue quelques années plus tard à Robert Carrier. C'est grâce à l'engagement de ce dernier que cette maison a repris petit à petit une allure dont saurait être fier son premier propriétaire. Robert Carrier, ingénieur de formation, aura fait appel à une multitude d'experts, architectes, ingénieurs et spécialistes en structure afin de sauvegarder ce bâtiment patrimonial.
La maîtrise de son art aura permis à l'artisan Robert Lamontagne de s'assurer que le paysage de Beaumont ne perde joyau. Au cours des ans, trois générations de Lamontagne ont travaillé sur cet immense chantier qui a duré plusieurs années et qui a consisté préalablement à débâtir la toiture et l'intérieur, à refermer les murs de pierres de 12 pouces, car ils menaçaient de s'éventrer, et à refaire les fondations par l'intérieur, ainsi que l'ensemble des bâtiments sur la propriété.
Principales mesures de restauration visibles réalisées par Robert Lamontagne sont :
- Reconstruction complète à partir des murs existants;
- Reconstitution de la structure de toit à croix de Saint-André, à tenons et mortaises, à partir de poutres imitant l'équarrissage à la hache;
- Réfection de la toiture à l'ancienne en consolidant les planches horizontales sur les pontages;
- Finition de l'intérieur et de l'extérieur dans le respect du caractère patrimonial;
- Pose du bardeau de cèdre chanfreiné sur la toiture;
- Transformation du fournil en cuisine d'été en y intégrant un escalier traditionnel et une chambre au second étage;
- Réfection de la grange de 50 pieds de long à partir des anciennes fondations;
- Réalisation d'une cabane à sucre sur une base flottante pour compenser l'état marécageux du sol.
Dans les années 1970, cet immeuble possédait une toiture à deux versants avec un larmier cintré.