Cette maison date d'environ 1765.
La maison Joséphine-Lacourcière a d'abord été la propriété de Romuald Patry, puis d'Arthur Labonté, avant d'être acquise par Luc Lacourcière en 1967 et épargnée du même coup de la démolition. Cette acquisition coïncide avec le retour au Québec de Joséphine, soeur de Luc Lacourcière, laquelle entend finir ses jours à Beaumont.
Lors de son acquisition en 1967, Luc Lacourcière et Robert Lamontagne évaluèrent ensemble que cette maison pouvait être sauvée. Elle fut déménagée le 20 octobre 1967, sous la supervision de Robert Lamontagne.
Les principales mesures de restauration réalisées par ce dernier sont :
- Déplacement sur 300 pieds vers l'ouest et consolidation sur de nouvelles fondations;
- Reconstruction selon les techniques de l'époque avec l'aide d'Arthur Labonté, tailleur de pierres, d'une cheminée de pierres de trente huit pieds de haut, à partir des pierres du vieux foyer;
- Remplacement du toit à deux versants par un toit à quatre versants conforme à l'époque de sa construction;
- Réfection des lucarnes existantes et construction de trois lucarnes additionnelles à
la seule existante sur la face nord;
- Conservation d'un pan ou panneau à découvert qui fait voir la façon dont est fait cet
assemblage. On peut y voir des milliers de petites chevilles de chêne plantées dans le pin. Elles servent à retenir le crépi qui recouvre partout les murs intérieurs.
Le charme de cette maison réside dans sa simplicité, son accord parfait avec le paysage ainsi que dans l'harmonie de ses proportions, et ce, malgré l'asymétrie de ses fenêtres à petits carreaux.