Cette maison, réalisée dans un esprit normand, date du début du XVIIIe siècle. Un acte de donation de 1848 donne une description qui, à quelques détails près, correspond sensiblement à sont état actuel :
- Façade au sud avec une seule porte d'entrée au ras du sol;
- Toit en pavillon (à quatre versants) reposant sur une charpente romane assemblée par des chevilles de bois;
- Croix de Saint-André sous la panne du faîtage;
- Angle de pignon de 60 degrés;
- Quatre lucarnes à la façade et une seule au nord.
Luc Lacourcière en donne une remarquable description :
« C'est quelque part, disons, au-delà de Monte-à-Peine. Une maison du dix-huitième siècle, aux harmonieuses proportions, y défie le temps par sa solidité. Elle a les principales caractéristiques d'une architecture domestique originale : murs de pierre
blanchis, toit à quatre pentes très à pic et lucarnes de bardeaux chanfreinés. Les fenêtres à petits carreaux de verre soufflé découpent les champs au soleil levant, cependant qu'à l'ouest, le crépuscule empourpre les eaux du Saint-Laurent et prolonge
dans le lointain le mystère de la forêt et de la montagne du nord. »
Le folkloriste Luc Lacourcière acquiert cette maison patrimoniale en 1961.
En juillet 1962, Robert Lamontagne se voit confier la restauration de cette maison. Il s'entoure à cette fin d'une solide équipe : Arthur Bouchard, Moïse Roy et Jean Lamontagne. Cette restauration vise à lui redonner son authenticité du 19e siècle. Elle est complétée en janvier 1963.
Voici les principales mesures de restauration réalisées par Robert Lamontagne :
- Érection de deux lucarnes du côté nord;
- Restauration complète de la toiture;
- Perçage d'une petite fenêtre à quatre carreaux, et de deux petites lucarnes, respectivement sur le mur et la face nord du toit;
- Érection d'une nouvelle cheminée, élargissement de la base existante et construction de deux foyers;
- Remplacement des fenêtres québécoises (XIXe) du rez-de-chaussée par des fenêtres d'esprit français (XVIIIe) avec ferronnerie d'origine.