Deux chapelles de procession sont toujours en place à Saint-Charles-de-Bellechasse. Traditionnellement, on disait que ces chapelles marquaient les limites du village, ce qui n'est plus le cas depuis plusieurs décennies.
La chapelle Sainte-Anne présente un intérêt patrimonial pour ses valeurs historiques et ethnologiques. Reconstruite en 1890, la chapelle Sainte-Anne, située au nord-est du village, est une de deux chapelles de procession toujours en place à Saint-Charles-de-Bellechasse. La reconstruction de cette chapelle a été autorisée par les marguillers le 17 avril 1887. C'est le Sieur Gervais Audet dit Lapointe, maître-ouvrier de la paroisse qui a fourni les matériaux et effectué cet ouvrage la même année pour la somme de 400 piastres. Associée à une pratique religieuse traditionnelle, cette chapelle votive, dédiée à Sainte-Anne, servait de reposoir à l'occasion de processions comme celle de la Fête-Dieu. Utilisées traditionnellement comme points de repère, on disait que ces chapelles marquaient les limites du village, ce qui n'est plus le cas depuis plusieurs décennies.
La chapelle Sainte-Anne présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur architecturale. D'inspiration française, elle est typique de ce genre de bâtiment construit pour les rituels de procession au Québec jusque vers la fin du XIXe siècle. Elle se caractérise comme suit : un plan rectangulaire avec abside en hémicycle ou à pans coupés, une structure de bois selon la technique de madrier sur madrier, une façade avant en planches horizontales et les autres façades en bardeaux, des planches cornières, un toit à deux versants droits en bardeaux de bois, une corniche moulurée, des fenêtres cintrées à battants et à petits carreaux et, enfin, une porte à panneaux et à battants avec une imposte en hémicycle.
Lors de l'installation d'un aqueduc en 1970-1971, la chapelle a été déplacée à son emplacement actuel. Anciennement, elle était située plus près du chemin.