L'ancien presbytère de Saint-Gervais présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le presbytère de Saint-Gervais a été construit au l9e siècle. Bien qu'il ait été loué à des organismes communautaires au fil des ans, le bâtiment a conservé sa vocation originale au travers de plus de deux siècles.
Le 6 septembre 1872, l'archevêque autorise la reconstruction de l'église, tandis que le presbytère semble être reconstruit sur ses fondations possiblement intactes, au sud-est des ruines de l'église. Le 3 octobre 1872, un marché avec le constructeur Zéphirin Perrault est passé concernant les ouvrages à faire et les matériaux à fournir dans la construction d'une église et sacristie en la paroisse de Saint-Gervais. Le 17 octobre 1872, l'archevêque donne son consentement pour la construction de l'église à 72 pieds du chemin (localisation actuelle) et pour le déplacement de la reconstruction du presbytère (à l'endroit où il se trouve actuellement).
Le 24 octobre 1872, l'archevêque donne suite à sa visite du 16 octobre en ce qui concerne la translation du presbytère qui n'a pas été exécutée comme ordonnée ou la construction du portail de l'église à seulement 45 pieds de la route. Le 25 octobre 1872, les avocats associés Jean Langlois, Auguste-Réal Angers et Louis-Napoléon Casault, réputé cabinet de Québec, envoient une ordonnance quant à la construction d'un nouveau presbytère.
Le 6 octobre 1873, le cultivateur et ouvrier Augustin Audet reconnaît avoir reçu 2000$ du curé Pascal Pouliot pour le « prix et valeur de la construction du presbytère » suivant le marché verbal passé dans le cours du printemps 1872 devant le notaire Désiré Larue. On peut déduire que le constructeur Audet, un habitué des grands travaux, a construit, à partir du printemps 1872, un nouveau bâtiment aux mêmes dimensions que l'ancien (30 pieds par 50 pieds), mais avec probablement l'avantage d'un étage « à la française » qui offre beaucoup plus d'espace habitable.
Le presbytère a été déplacé au montant de 500$ afin de ne pas nuire aux travaux de reconstruction de l'église en 1873, un travail imposant, mais qui n'aurait pas mis en péril la nouvelle construction. La rallonge aurait été ajoutée à un moment indéterminé peu longtemps suite à la construction.