Vendredi 13 mars 2026
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Travailleurs étrangers:
Développement Économique Bellechasse presse les gouvernements d'agir et de régler enfin le problème de fond
Saint-Lazare-de-Bellechasse, 13 mars 2026 - DÉB salue les annonces fédérales de ce matin annonçant un sursis d'un an pour certains travailleurs étrangers temporaires. Toutefois, DÉB souligne qu'aucune de ces mesures ne s'attaque aux défis critiques entourant les travailleurs étrangers temporaires (TET), un enjeu central pour plusieurs secteurs et entreprises en situation de pénurie de main-d'oeuvre puisque les travailleurs non admissibles au PSTQ ne pourront en bénéficier.
« Nous saluons ce qui a été annoncé aujourd'hui, mais force est de constater que rien n'a été proposé pour résoudre les problématiques pressantes liées aux TET. Les entreprises qui en dépendent attendent toujours des solutions et mesures concrètes », souligne Alain Vallières directeur général de DÉB.
La crise des travailleurs étrangers temporaires est un enjeu vital pour la continuité des opérations et la croissance des entreprises de Bellechasse et du Québec.
Contexte : un besoin massif, pas de réponse ciblée
Les entreprises québécoises doivent combler un déficit annuel estimé à 106 000 travailleurs immigrants supplémentaires dès 2026 pour compenser les départs à la retraite et soutenir la croissance. Or, aucune mesure structurante présentée aujourd'hui ne s'attaque aux goulots d'étranglement qui frappent le Programme des TET.
Parallèlement, le gel du Programme de l'Expérience Québécoise (PEQ) et la réduction annoncée des seuils d'immigration économique à 45 000 résidents permanents par année de 2026 à 2029 accentuent l'écart entre besoins réels et admissions, et affaiblissent la prévisibilité pour les employeurs de la région.
Impact terrain : des entreprises sous pression
Faute de main-d'oeuvre, plusieurs entreprises ralentissent des projets, refusent des contrats ou réduisent leurs heures d'opération. Les délais administratifs et la rigidité des processus liés aux TET (EIMT, en particulier) transforment un outil censé être agile en parcours d'obstacles, incompatible avec la réalité opérationnelle et saisonnière de nombreux secteurs.
Les demandes formulées par le conseil d'administration (CA) de DÉB : valides, urgentes et inchangées
Le CA de DÉB réaffirme que ses demandes, transmises aux gouvernements fédéral et provincial notamment via Mme Dominique Vien, M. Joël Lightbound, Mme Stéphanie Lachance et M. Samuel Poulin, demeurent entièrement valides et sans réponse :
« Le statu quo sur les TET est intenable. Les annonces d'aujourd'hui ne règlent en rien le cas des travailleurs étrangers temporaires qui ne souhaitent pas immigrer ici (que nos entreprises doivent pourtant retenir pour tourner) et la pénurie demeure entière. Sans trajectoires plus simples et plus prévisibles, nos entreprises doivent refuser des contrats, reporter des investissements et fragiliser des chaînes d'approvisionnement régionales, » ajoute Alain Vallières.
Ce que DÉB attend concrètement dès maintenant
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Source : Alain Vallières MBA, Directeur général
418-802-7612